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SOMMAIRE


Préambule

Ces différents récits ne renferment sans doute qu'une infime part de vérité, mais ils émanent de la mémoire populaire de la Commune.

Au fil du temps, quand elles n'ont pas été oubliées, elles ont pris la forme de sentences que nos parents assénaient solennellement, en scandant un magistral « c'est véridique » qui ne tolérait aucune ouverture à l'incrédulité...

Nous livrons donc ici une part de ces contes populaires que d'aucun jugerons insensés, d'autres amusants, la majorité peut-être comme une part de l'histoire qui nous a précédée et pourquoi pas, la part résiduelle de notre mythologie...

N'ayons aucun scrupule, l'antiquité nous a légué les textes fondateurs, les philosophes les courants de pensée... nous en sommes pétris et respectueux, mais qui sait dans notre France actuelle l'histoire de nos ancêtres, de leurs dieux, des cérémonies qui accompagnaient les rites des druides... si ce n'est pas la part magique de l'histoire : Vercingétorix a été battu à Alesia pour savoir où cela se trouve... relire Astérix et Obélix le bouclier Arverne...

Ne négligeons pas cette part merveilleuse de notre patrimoine... et perpétuons sans faste ni emphase, simplement humainement la légende populaire... sans flagornerie ni hégémonie pour rester en plein accord avec Brassens fustigeant les « imbéciles heureux qui sont nés quelques part »...

Bonne lecture


Détails historiques qui font notre emblème, le Canard et la sentence « Uruffe, Pays pas comme les autres ».

1. En premier lieu « les Canards »

Les habitants d'Uruffe ont pour sobriquet « les Canards ».

Cette dénomination tient au fait que la commune possédait en grand nombre ces volatiles et que le matin, ils descendaient en rang d'oignons du village vers le ruisseau (l'Aroffe) pour y aller se goinfrer toute la journée.

Le soir venu, ils s'en revenaient selon le même rituel, en remontant du ruisseau, chacun vers sa basse-cour. L'ordre et la discipline étaient tels que pas un ne manquait son porche ou l'entrée de son logis...

Ce phénomène observé par les passants, nous a valu ce surnom « Uruffe Pays des Canards » et les gens de la Commune assez fiers de leurs volatiles furent désormais appelés « les Canards !». Jusqu'aux années 1970, on pouvait encore observer ce phénomène, particulièrement Grand'Rue, ainsi que les tas de fumier au bord de la route, devant les habitations fermières, comme partout ailleurs, la grosseur du tas faisait référence à l'importance de l'exploitation...

2. Ensuite la sentence « Uruffe, Pays pas comme les autres »

Au début du siècle dernier, dans les bois d'Uruffe et dans tout le massif de Meine, les charbonniers élaboraient le charbon de bois à l'aide de branchages, la charbonnette (bois au diamètre inférieur à 7cm) qui servait l'industrie de l'époque (verrerie, boulangerie...) (voir livre de Mr Perrin).

Les charbonniers campaient dans les bois, y constituaient des énormes tas de bois dressés en buttes pointues et recouvertes de terre glaise, une colonne centrale de paille débouchait sur le haut, un trou de cheminée avec un chapeau de terre qui le bouchait, le feu était démarré, puis bien lancé, et enfin étouffé par le bouchage de la cheminée. Le bois continuait « à cuire » et se transformait en charbon, à la fin de la cuisson, la butte refroidie, était brisée pour récupérer le charbon.

Ces manœuvres étaient très délicates, car trop d'air enflammait et détruisait tout le tas de bois durement collecté et pas assez d'air ne « cuisait » pas le bois pour le transformer en bon charbon... Une ouverture trop rapide pouvait réalimenter la flamme et ruiner le travail !!

Une photo du livre de M. Perrin montre ces durs travailleurs et leur campement en forêt de Meine.

Dans les personnes qui posent, se trouve une figure particulièrement mémorable de notre commune, Achille Potier dit le Chil Grosbec.

La plupart des habitants de la commune avaient un sobriquet qui permettait de différencier les nombreuses familles au patronyme similaire, dans le cas présent, le sobriquet « Grosbec » était attribué à cette famille dixit un enfant, par le fait que le père en réponse aux enfants questionnant sur le nom d'un oiseau qu'ils désignaient avait répondu « c'est un grosbec »... ils sont devenus naturellement et immédiatement les « Grosbec »... dont un fils se prénommait Achille, notre Chil !!...

Le Chil Grosbec, qui était un être pragmatique, avait pour habitude d'admonester le village d'une sentence incarnant selon lui toute notre raison d'être !... Cette appréciation était d'autant plus intégrée à notre état communal qu'elle était empreinte de l'honnêteté et la bonhommie du personnage et nul n'y circonvenait !!!

Quand on disait le Chil, on ajoutait immanquablement « Uruffe, Pays pas comme les autres », vérité universelle que l'on a officialisée avec l'accord de la famille et qui orne le logo de la Commune.

Aujourd'hui, le Chil est parti depuis bien longtemps, mais il est toujours présent dans nos esprits et sur notre logo, avec le canard !...

Quand on sait qu'en grec le logo est la pensée fondamentale exprimée par la parole et l'image, on ne pouvait trouver ni meilleures ni plus fières sources pour notre qualification...

canard_steph Logo créé par M. YUNG Christian

Bien à vous, et à la prochaine évocation...

Dernière mise à jour : 4 avril 2019
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